mercredi 7 mai 2014

JE NE ME TAIRAIS PAS !

Plus encore que la délation (procédé à ne pas confondre avec celui de l'information) qui semble remise au goût du jour par des personnes qui ont oublié ce que d'autres ont sacrifié et souffert au nom de la liberté, je m'insurge contre les conséquences de cet acte avilissant. Comme un tsunami la rumeur court et fait de multiples dégâts, qu'elle soit ou non fondée sur une réalité n'a en fait que peu d'importance. Non, ce sont les retombées qui m'interpellent et me retournent les sangs. Que l'âme humaine est bien laide dans ces heures-là !


J'exècre les procès d'intention induits par la mauvaise foi, les mensonges visant à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, la lâcheté des uns qui éclate au visage des autres et dont ils ont le mauvais goût de se réjouir... Des mots comme courage, loyauté, citoyenneté, droiture perdent leur sens et deviennent sujets à caution, déformés par ceux-là même qui n'en ont guère, voire pas du tout ! A 55 ans je crois toujours en la bonté humaine malgré les pitoyables démentis que j'en ai chaque jour, je crois en la possibilité du vivre ensemble malgré la bêtise et les peurs de quelques uns, je crois à la vérité. Je refuse de baisser les bras, je refuse de cautionner un nivellement culturel et intellectuel dangereux qui vise à éradiquer toute liberté de pensée. Les jugements pernicieux, les faux-semblants, la désinformation sont autant de bêtes nuisibles que j'ai l'espoir de contribuer à éradiquer autant que j'en ai le pouvoir. Et à propos de pouvoir j'en ai marre des  hypocrisies politiques, marre des frileux qui se protègent de tout et s'autocensurent en permanence, marre des bien-pensants qui vivent au chaud chez eux et ne savent pas de quoi ils parlent, marre des donneurs de leçon qui n'ont rien vécu mais veulent diriger ma vie... Et la vôtre.



Pour rien au monde je ne voudrais laisser ma fille et ma petite-fille vivre dans un monde qui aurait oublié ce que sont l'amour, la tolérance et la liberté. Et la justice. La vraie, celle du cœur, celle qui vous met en paix avec votre conscience. Je ne hurlerais pas avec les loups juste pour préserver ma petite vie tranquille. C'est sûr j'ai une grande gueule, ceux qui me connaissent savent que parfois je ne l'ouvre pas à bon escient. Mais il y a des silences qui sont autant de sentences de mort pour des libertés chèrement acquises... Qu'on se le dise ! Moi je ne me tairais pas.


Ecrit à Beaucaire,
le 18 mars 2014

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